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  • Fin de traque pour Kony

    Le chef rebelle reste pourtant introuvable. Recherché pour crimes contre l'humanité, il se déplacerait entre la Centrafrique et le Soudan. Les États-Unis débuteront ce mercredi le retrait de leurs forces déployées depuis 2011 à l'est de la Centrafrique, dans le cadre d'une lutte contre la rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony. "Le temps est venu de passer à autre chose étant donné que l'organisation [la LRA] est vraiment en train de se battre pour sa survie", a expliqué, le 20 avril, lors d'une conférence de presse téléphonique, le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l'Afrique (Africom). La LRA compte aujourd'hui 100 membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d'années, selon Africom, présent en soutien des forces africaines à l'est de la Centrafrique depuis 2011 avec une centaine de militaires des forces spéciales américaines, suivis en 2014 de 150 hommes de l'armée de l'air. "Cette opération a été un succès assez important", estimait début avril sur RFI l'ambassadeur américain en Centrafrique Jeffrey Hawkins. Le leader de la LRA, Joseph Kony, reste pourtant introuvable et se déplacerait entre la Centrafrique et le Soudan, selon Paul Ronan d'Invisible Children, une ONG impliquée dans sa traque et connue pour la campagne médiatique "Kony 2012" qui a attiré l'attention du monde sur les exactions de la LRA. Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Joseph Kony souhaitait libérer l'Ouganda du président Yoweri Museveni pour y instaurer un régime fondé sur les Dix Commandements. Il est recherché pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale, où est actuellement jugé Dominic Ongwen, l'un de ses anciens bras droits. Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants dans le nord de l'Ouganda, avant de se propager dans les pays voisins: Soudan du Sud, nord-est de la RDC et enfin Centrafrique. "La LRA n'a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses?", avait l'équipe de transition de Donald Trump, avant qu'il ne soit investi président, dans un document révélé par le New York Times et adressé au département d'Etat américain.. L'opération a coûté 780 millions de dollars depuis 2011, selon Africom. En parallèle du retrait des militaires américains, les troupes ougandaises, colonne vertébrale de la mission de l'Union africaine de lutte contre la LRA, commencent à quitter l'est de la Centrafrique où elles étaient déployées depuis 2009. "Partout, autour des cafés, les gens parlent du départ des troupes ougandaises et américaines", a indiqué un habitant d'Obo, ville du sud-ouest de la Centrafrique, joint au téléphone depuis Libreville.

  • A Bilbao

    La semaine dernière, je me suis rendu à Bilbao pour suivre un séminaire où j'en suis venu à débattre de la situation actuelle avec certains invités, et en particulier de Daech. Au cours de la conversation, j'ai vu au cours de la conversation que beaucoup ne savaient pas faire la distinction entre patriotisme et nationalisme. Une lacune qui a clairement contribué à engendrer d'importants quiproquos. Or, si les deux termes sont parfois associés, ils ne se confondent pas. Le patriotisme désigne l'attachement de son pays. Un amour impliquant que l’on est prêt à le privilégier. Il est souvent assimilé au nationalisme, mais c’est dans les faits une idée beaucoup plus vieille, qui s’accompagne d'un fardeau idéologique moins substantiel. Le nationalisme impose que les nations existent comme entités réelles et distinctes; le patriotisme peut tout bonnement signi?er l'affection pour un territoire ou une bourgade ou à une qualité de vie et n’a aucun besoin d'introduire l’idée déterminée de « nation ». Le patriotisme est plus une inspiration qu’une position politique, en fait, même s'il peut quand même inciter à l’action dans certaines situations, en particulier en temps de conflit. On pourrait bien entendu penser qu’il croît dans la mouvance directe du conservatisme, mais ce serait oublier que les gouvernements de gauche ont fait appel au loyalisme patriotique. L'URSS s'en est servi au cours de la Grande Guerre, dite Patriotique (la deuxième Guerre mondiale. Dans certaine situations, le patriotisme peut servir d’enseigne aux partis, comme cela s'est produit en Angleterre au XVIIIe siècle, où le mot « patriote » en est venu à figurer une idéologie nationaliste; cependant des analogies de ce type ne sont jamais très pérennes. Si j'ai un seul regret pour mon séminaire en Espagne, c'est de n'avoir pas eu eu un moment à moi pour m'imprégner de la destination. C'est une chose qui m'exaspère souvent : être expédié en séminaire et manquer de temps pour profiter du endroit. J'espérais franchement entrevoir un peu plus la destination (d'autant plus que je n'y étais encore jamais allé), avec mes collègues ou en solo. Toutefois, nous avons passé l'intégralité de notre temps dans une salle de séminaire. Et par une curieuse ironie du sort, dans une salle qui exposait une vue magnifique par la fenêtre ! Je pense que mon employeur a réussi à réinventer le supplice de Tantale. Heureusement que l'organisation était exceptionnelle, ce qui contrebalançait un peu. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste du séminaire en Espagne..