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voyage

  • Si belle Florence

    S'il y a bien un truc qui nous réunit, ma femme et moi, c'est notre envie de voyager. Le mois dernier encore, j'ai accompli avec elle un voyage de groupe à Florence. Mais quelqu'un m'a demandé il y a peu pourquoi je me risquais à voyager autant alors qu'il y a maintenant tellement d'attentats dans le monde. Je n'ai pas pu lui présenter une réponse rationnelle sur le moment, tellement son message m'a sidéré. Ce que nous démontre les attentats, de Barcelone et d'ailleurs, c'est qu'il ne faut plus croire qu'une destination est parfaitement sûre, de nos jours. Où qu'on aille, il serait grotesque de s'imaginer qu'on est totalement protégé d'une menace de ce type. Après, cependant, deux réponses sont possibles. Soit l'on se résigne à ne plus voyager, soit l'on fait le choix de ne rien changer. La première option me semble démente. Je n'ai même jamais compris pour quelle raison le tourisme chutait pour une destination frappée par les attentats. Alors certes, s'il y a des attentats régulièrement, il faut éviter d'y aller. Je n'irais pas à Bagdad à moins d'être très déprimé. Mais ne plus voyager à Londres à cause des attentats est parfaitement con, non ? Statistiquement parlant, les risques d'être ciblé par une attaque sont infinitésimaux. Pareil pour notre belle capitale. Trente millions de touristes débarquent à Paris chaque année, alors que les attentats ont fait 128 victimes. Attention, je ne dis pas que c'est négligeable : je signale simplement que c'est un chiffre dérisoire au vu du nombre de touristes qui s'y rendent tous les ans. En outre, faire le choix de voyager moins du fait d'un possible attentat me paraît un peu trop pessimiste. Et c'est en outre se conformer au souhait des terroristes : en étant saisi par l'anxiété au point de ne plus pouvoir bouger ! Alors voyageons ! De nos jours, c'est un acte engagé. Au passage, ce voyage de groupe était parfait. Si vous voulez plus d'infos, je vous mets en lien l'agence qui s'est occupée de nous. Davantage d'information sur l'organisateur du voyage groupe à Florence en allant sur le site internet de l'organisateur.

  • A Bilbao

    La semaine dernière, je me suis rendu à Bilbao pour suivre un séminaire où j'en suis venu à débattre de la situation actuelle avec certains invités, et en particulier de Daech. Au cours de la conversation, j'ai vu au cours de la conversation que beaucoup ne savaient pas faire la distinction entre patriotisme et nationalisme. Une lacune qui a clairement contribué à engendrer d'importants quiproquos. Or, si les deux termes sont parfois associés, ils ne se confondent pas. Le patriotisme désigne l'attachement de son pays. Un amour impliquant que l’on est prêt à le privilégier. Il est souvent assimilé au nationalisme, mais c’est dans les faits une idée beaucoup plus vieille, qui s’accompagne d'un fardeau idéologique moins substantiel. Le nationalisme impose que les nations existent comme entités réelles et distinctes; le patriotisme peut tout bonnement signi?er l'affection pour un territoire ou une bourgade ou à une qualité de vie et n’a aucun besoin d'introduire l’idée déterminée de « nation ». Le patriotisme est plus une inspiration qu’une position politique, en fait, même s'il peut quand même inciter à l’action dans certaines situations, en particulier en temps de conflit. On pourrait bien entendu penser qu’il croît dans la mouvance directe du conservatisme, mais ce serait oublier que les gouvernements de gauche ont fait appel au loyalisme patriotique. L'URSS s'en est servi au cours de la Grande Guerre, dite Patriotique (la deuxième Guerre mondiale. Dans certaine situations, le patriotisme peut servir d’enseigne aux partis, comme cela s'est produit en Angleterre au XVIIIe siècle, où le mot « patriote » en est venu à figurer une idéologie nationaliste; cependant des analogies de ce type ne sont jamais très pérennes. Si j'ai un seul regret pour mon séminaire en Espagne, c'est de n'avoir pas eu eu un moment à moi pour m'imprégner de la destination. C'est une chose qui m'exaspère souvent : être expédié en séminaire et manquer de temps pour profiter du endroit. J'espérais franchement entrevoir un peu plus la destination (d'autant plus que je n'y étais encore jamais allé), avec mes collègues ou en solo. Toutefois, nous avons passé l'intégralité de notre temps dans une salle de séminaire. Et par une curieuse ironie du sort, dans une salle qui exposait une vue magnifique par la fenêtre ! Je pense que mon employeur a réussi à réinventer le supplice de Tantale. Heureusement que l'organisation était exceptionnelle, ce qui contrebalançait un peu. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste du séminaire en Espagne..

  • Les incentives ne sont pas inutiles

    La semaine dernière, un sympathique incentive m'a permis de découvrir Honfleur en Normandie. Cela faisait un certain temps que la direction n'en avait pas proposé un à nos équipes, et nous avons donc fortement apprécié le geste. Depuis le début de la crise, le budget lié à ce type d'événements a été un peu mis de côté, et je suis heureux de voir que cela repart tout doucement. Attention, je comprends bien que ces événements n'aient pas été une priorité : quand le bateau sombre, on se préoccupe rarement de la qualité du menu du dîner ; on s'emploie à sauver les meubles. Mais je me suis rendu compte durant cet incentive à quel point ce type d'événement pouvait faire toute la différence, dans l'ambiance de travail. Il existe de nombreuses façons de récompenser un salarié, mais les voyages demeurent à mes yeux la meilleure des récompenses qu'une société puisse procurer à ses employés. Le plus de tels voyages ne réside pas dans la destination en elle-même : en fait, l'employé pourrait faire le voyage de son côté, sauf pour des destinations vraiment spécifiques (je pense notamment à un incentive que nous avons fait à Pétra, et que je n'aurais sans doute jamais osé faire par moi-même avec ma femme). L'intérêt de ces incentives réside plutôt à mon sens dans tout ce qui se passe une fois sur place : l'on y fait souvent des activités assez uniques que l'on ne pourrait pas réaliser hors de ce cadre (comme de vivre comme un calife dans un riad de rêve, comme j'ai eu l'occasion de le faire il y a trois ans). Mais au-delà de ces avantages, je crois que c'est le fait de réaliser ces expériences avec ses collègues qui rend l'expérience tout à fait unique. Cela peut paraître anodin, mais cela fournit à mon sens une nouvelle dimension à l'entreprise. Au quotidien, dans l'entreprise, on finit par ne plus voir ses collaborateurs. Alors que dans le cadre d'un incentive, on retrouve d'emblée le côté humain des individus : on façonne alors des rapports bien plus enrichissants et cela change notablement les échanges qu'on peut avoir avec eux par la suite. Je me souviendrai toujours d'un collègue avec lequel je n'arrivais pas à travailler, à mon arrivée dans la boîte ; notre manière de travailler était tellement différente que nous n'arrivions pas à communiquer ; un vrai cauchemar. Puis j'ai été amené à « travailler » avec lui dans le cadre d'un incentive : on m'a enchaîné à lui (littéralement), et nous avons dû travailler ensemble tout un après-midi. Evidemment, cela nous a permis de discuter et de mieux nous comprendre. De retour au bureau, nous avons formé une team d'excellence jusqu'à ce qu'il parte vivre au Japon. Comme quoi, ce type de voyage a une réelle utilité : il peut même faire toute la différence. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à jeter un coup d'oeil sur le site l'agence qui a pris en charge cet incentive en Normandie.